Ceci est le dernier blog de ce voyage.

Visiteurs

Pendant quelques jours, nous avons eu la visite de Frank et de sa fille Stéphanie. Frank a une entreprise aux Pays-Bas appelée «Blue Wonder». Il a décidé de parrainer des pompes à eau manuelles produites par l’association FAIRWATER appelée «Blue Pump». Le sponsoring provient des bénéfices de son entreprise.

Nous avons eu la chance de faire sponsoriser 2 pompes en 2018 et nous espérons en avoir 2 autres en 2019.

Il faut savoir qu’au Burkina Faso, comme dans beaucoup d’autres pays africains, plus de 50% des puits d’eau ne fonctionnent pas en raison d’une défaillance des pompes manuelles. La différence entre la «pompe bleue» et les autres pompes est son absence de maintenance pendant 10 ans et sa facilité d’installation et de réparation en cas de besoin. Cela signifie que le remplacement des pompes existantes sujettes aux pannes est très important.

Si la pompe est en panne, les femmes et les filles doivent parcourir de longues distances pour puiser de l’eau propre. Pour installer la pompe, nous avons dû casser l’ancienne base de ciment et en construire une nouvelle. Comme le ciment doit sécher, l’école (enfants et enseignants) n’a pas eu d’eau pendant 3 jours. Ils ont dû aller à un puits à environ 1 km pour avoir de l’eau.

Frank et sa fille voulaient voir une installation de pompe et nous avons pu en programmer une à l’école de Bona, où l’ancienne pompe tombait en panne au moins deux fois par an, ce qui entraînait des coûts importants pour sa réparation. Cette nouvelle pompe est sponsorisée par « Blue Wonder ».

Il a fallu 2 heures pour installer la nouvelle pompe et faire couler l’eau. Toutes les pièces de la pompe étaient disponibles et les techniciens savaient ce qu’isl avaient a faire: incroyable pour l’Afrique. Paul van Beers (l’homme derrière la pompe bleue) a fait du très bon travail dans la conception de la pompe et dans la formation d’Issouf.

Mise en place des tuyaux dans le puits

Descente de la pompe attachée a des tiges métalliques

Installation de la tête de pompe

Frank et Stéphanie pompent, les enfants observent

L’équipe: le président de l’association des parents, Issouf (spécialiste de la pompe bleue), Frank, Stéphanie, 2 techniciens d’Issouf, Moussa (directeur d’école) et un autre technicien d’Issouf

Farms

Avec la saison des pluies, les 2 fermes que nous avons deviennent plus actives.

A la ferme de Sokourani, nous cultivons des poivrons pendant la saison sèche.

Pendant la saison des pluies, 13 étudiants du LAP (école d’agriculture) commencent une période de formation / travail de deux mois et demi.

Cette formation fait partie de leur programme.

À Sokourani, nous allons cultiver 17 ha: sésame, haricots, mucuna, arachides.

A la ferme de Mogobasso il n’y a que 5 Ha à cultiver. Nous planterons du soja, des cacahuètes et du sésame.

Cette ferme est dédiée au greffage. Nous commencerons après la saison des pluies avec des manguiers, puis des noix de cajou et enfin des noix de karité.

Pour les anacardiers, nous avons planté des «arbres greffés» il y a 3 ans. Nous serons en mesure de prendre des greffons à partir de l’année prochaine. Pour les noix de karité, les arbres greffés que nous avons achetés ont déjà 3 ans et nous aurons besoin de 4 à 5 années supplémentaires avant que nous puissions prendre des greffons. En outre, seuls 25% des greffes sont couronnés de succès. C’est un long processus.

A gauche les karités greffées et à droite les manguiers qui seront greffés.

À Mogobasso, 4 étudiants du LAP font leur stage. Leur sujet est la comparaison entre deux types de tomates cultivées pendant la saison des pluies.

Situation au Burkina Faso

Une grande partie de l’est et du nord du pays n’est pas vraiment sous le contrôle du gouvernement. La population fuit les zones. Ce n’est pas une situation facile à gérer.

Étant donné qu’un grand nombre d’écoles sont fermées, plus de 1 000 enseignants devront être réaffectés dans une zone moins dangereuse du pays. C’est également le cas pour le personnel de santé et le personnel d’administration.

En conséquence, le ministère de l’éducation ne recrutera pas de nouveaux enseignants formés dans des écoles de formation privées. C’était une activité lucrative pour beaucoup de gens il y a quelques années. Maintenant, ces écoles d’enseignants privés ferment tous les jours.

Le long des routes

Faucons (photos prises a travers un parbrise sale)

Stéphanie avec les filles du LAP (Ecole secondaire agricole)

C’est le début de la récolte pour les noix de karité

Paroles de Coluche

Technocrates, c’est les mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée.

Le mariage, la confiance n’y est pas. Il faut des témoins, comme dans les accidents.

A en septembre,

Hervé

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